
Servizio ATAC ore 14:00 del 5 luglio 2006, muove da Roma nord. Linea del tram nell’asfalto bollente, il capolinea è Prenestina-Palmiro Togliatti. Piazzale Pino Pascali è lì dietro: vuoto, asfalto, cartelloni pubblicitari. Si vedono i sassi ( tentativo di istallazione? ), e pure da lontano. Ombra nel Quarticciolo, vuoto sulle lastre fresche dei ballatoi. Linee: linee dei marcapiano, linee dei solchi come aperture. Linee orizzontali, dei fili per stendere i panni, dei festoni del paese in festa “Mondiale”. Linee di cordonata interrotta, piani inclinati a definire intersecati gli spazi di una delle “100 piazze”. Linee dei ricorsi di tufo dei muretti e del ferro arrugginito delle sedute. Orizzonte di Roma di viale Alessandrino, ma non è ancora il tramonto, orizzonte di cemento, seguendo l’acquedotto romano che ci si infila. Seguendolo al contrario, si arriva alla piazzetta curata del quartiere abusivo. Linee di progetto, di fiori e di erba, di scarpe di bimbi calciatori. Più in là le foglie sono secche e gialle: tra loro, le vele della curva di Meier, cupola appoggiata a terra, nave di mare bianco aperto e subito richiuso nello spazio concesso.
Giovanna Bolletta | Unpacked
Il me vient des mots…toujours…des histoires contées, des lectures surannées…
Et ils reviennent en moi quand je découvre, quand j’arpente le chemin du “nouveau”, comme des bornes frontiéres ou des terres connues auxquelles on s’accroche. Non comme un refus de la découverte mais comme un compagnon qui peut nous aider à comprendre.
NON !
simplement pour aider la route à me traverser et me dire…et m’apprendre…

porté par le chant du moteur et le défilemement du paysage…
le flux du voyage vous traverse et vous eclaircit la tête. Des idées qu’on hébergait sans raison vous quittent; d’autres au contraire s’ajustent et se font à vous comme les pierres au lit d’un torrent. Aucun besoin d’intervenir; la route travaille pour vous. On souhaiterait qu’elle s’étende ainsi, en dispensant ses bons offices, non seulement jusqu’à l’extrémité de l’Inde, mais plus encore, jusqu’à la mort...
Nicolas Bouvier L’usage du monde

il gene della tradizione
étranger dans ce pays, j’observe…

behind the wall
ici, on dérive…et on s’interroge…sur notre environnement, on lit ces erreurs passées…
pourquoi se refuse t-on à [re]penser la ville , cette anarchie chronique qui est sa terrassante vertu ?
Koolhaas parle de remise en question, de combat contre le despotisme de la facilité et du non voulu. Où est ce combat si ce n’est dans nos têtes ? Nos utopies chancelantes nous attristent déjà !

NO comment

on the road
Eluard me revient;
Dans Paris, il y a une rue;
Dans cette rue il y a une maison;
Dans cette maison il y a un escalier;
Dans cette escalier il y a une chambre;
Dans cette chambre il y a une table;
Sur cette table il y a un tapis;
Sur ce tapis il y a une cage;
Dans cette cage il y a un nid;
Dans ce nid il y a un oeuf;
Dans cet oeuf il y a un oiseau;
L’oiseau renversa l’oeuf;
L’oeuf renversa le nid;
Le nid renversa le tapis;
Le tapis renversa la table;
La table renversa la chambre;
La chambre renversa l’escalier;
L’escalier renversa la maison;
La maisom renversa la rue;
La rue renversa la ville de Paris.
Dans Paris : Paul Eluard
(à ceci près que c’est Rome qui a renversée Paris hier soir !)

fleurs au balcon
on s’enferme…

(en)closed
ici

which team ?
ici

les vieux arbres

attends !

signs
ici l’espace public est borné de signes, de repères, de codes qui constituent un maillage, une grille de lecture du caractère d’un quartier ou d’une ville. Un rien…un tout…


absence

…et je pense à Perrec..
je pense a Perrec, lui,”simple” usager de l’espace et qui cherchait à comprendre ou ça coince , à trouver tous les hiatus de cet urbanisme du médiocre que la ville a su créer. Je songe à sa définition de l’inhabitable… :

“l’inhabitable”
l’architecture du mépris et de la frime, la gloriole médiocre des tours et des buildings, les milliers de cagibis entassés les uns sur les autres.

“le gris…”
l’hostile, le gris, l’anonyme…

…marcher…


et l’on oublie…
que le véritable voyage de découverte ne constitue pas de chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux (Marcel Proust)



praise

ailleurs…demain
Benjamin Fréchet with Daniele Mancini | Unpacked